Romans et nouvelles

Un Paris-Montpellier avec Delphine De Vigan

Comme il est bon des fois de suivre son instinct.

Tout commence dans un train. Non. Tout commence dans une gare… Ou peut être était ce quelques jours avant ? Oui, plutôt quelques jours avant.

Le matin, j’aime bien écouter le replay de l’émission Par Jupiter. Je fais des « oh » et des « ah » tandis que la fine équipe de Charline Vanhoenacker discute et rigole. Je bouge un peu en préparant mon thé sur le premier morceau de musique qui, tour à tour, me surprend ou me rappelle des souvenirs. Je me maquille sur Le moment Meurice. Et puis j’écoute la fin de l’émission sur la route du travail, en souriant bêtement sous le regard des passants.

Attention ! Cette fille sourit dans la rue ! Par Jupiter, voilà mon secret.

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L’autre matin, j’étais bien contente parce que l’invitée, c’était Delphine de Vigan. Elle était venue parler de la pluie, du beau temps et de son dernier roman. J’avais noté ça dans un coin de ma tête et puis ça en était restée là.

Durant mes recherches sur les publications concernant l’adolescence, j’étais tombée sur No et moi que j’avais beaucoup apprécié. Mais je n’avais pas pris le temps de consulter les autres ouvrages de l’auteure.

Et puis je suis partie pour un weekend dans le sud. Comme la lectrice que je suis, j’avais déjà sur moi par mal de chose. Comme par exemple, le roman que j’avais sélectionné pour ma participation au BigBooksClub sur les voyages dans le temps (pardon les copains)… Mais en passant devant un point Relay avant de sauter dans mon train, je me suis rappelée de l’émission. Ils avaient le dernier, ils en avaient même d’autres. Ni une ni deux voilà que je prends Les loyautés mais aussi Rien ne s’oppose à la nuit.

howispendmymoneyLe blog de Sarah Andersen.

Et me voilà dans un Paris-Montpellier, perdue dans les pages du titre dont j’avais entendu la critique à la radio.

Les Loyautés c’est l’histoire d’un adolescent autour duquel le monde devrait tourner. Mais nous le savons tous, le monde est détraqué. Et autour de lui, rien ne tourne rond. Il y a sa mère qui l’aime à mi-temps, ce père qui ne sait plus comment l’être, son meilleur ami a qui il fait peur et cette prof qui le regarde de travers. Cette prof qui justement, ne pense qu’à lui. Elle qui sait lire dans son regard le trou béant d’une enfance bousculé, d’un enfant perdu. Elle y reconnaît la détresse, celle qu’elle ressentait petite quand le visage contre le sol elle comptait les coups portés par son propre père.

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Les loyautés, c’est beau, c’est dur et ça va vite. Vite comme un TGV qui traverse la France en quatre petites heures. Valence m’a vu concentrée sur la succession de chapitres rythmés par les changements de personnages. A Nîmes, j’étais bouleversée et je lisais plus vite. A Montpellier, j’essuyais quelques larmes. Delphine De Vigan a ce talent de savoir vous faire passer dans la vie de ses personnages comme dans celles d’inconnus rencontrés au hasard. Il y a eu un avant, il y aura un après. A vous il ne reste que l’imagination d’une suite ou le respect d’un récit tellement bien mené qu’il vous donne envie de demander des nouvelles de ses personnages.

Cette auteure fait parti de ceux et celles qui ne me donnent pas envie de les quitter. Dans le train du retour pour Paris,  j’ai commencé Rien ne s’oppose à la nuit. Mais c’est une autre histoire …

Des bisous.

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